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Le PAI : Du document d’insertion en collectivité au document de confrontation

Du 1er juillet au 20 août dernier, allergN a réalisé une enquête auprès de 115 parents d’enfants allergiques scolarisés. De la mise en place du Projet d’Accueil Individualisé à la mise en exergue des dysfonctionnements existants, l’heure est au bilan.

 

Le Projet d’Accueil Individualisé, un projet à réviser

 

Si depuis 2003 le Projet d’Accueil Individualisé vise à favoriser la scolarisation et l’insertion des enfants souffrant de maladies ou de pathologies chroniques, sa mise en place peut relever du parcours du combattant pour les parents concernés. En effet, près de 58% de l’échantillon interrogé estime éprouver de réelles difficultés dans sa mise en place allant jusqu’à dissuader certains parents d’instaurer le PAI pour leur enfant.

 

Une implication insuffisante du personnel d’encadrement face aux allergies

 

Autre point majeur de l’enquête, on relève que seul un établissement scolaire sur 2 organise une réunion avec les acteurs du PAI, à savoir, le chef d’établissement, le directeur du centre de loisirs, le médecin et l’infirmière scolaire et les parents. La quasi unanimité de l’échantillon interrogé est très favorable à cette rencontre afin de privilégier le dialogue, l’échange et l’information.

 

L’effet indésirable du PAI

 

Face au manque d’implication du personnel d’encadrement, les sorties scolaires sont souvent synonymes d’angoisse pour les parents d’enfants allergiques notamment. En effet, les journées d’école des enfants s’organisent au rythme des activités en classe ou hors de l’établissement : piscine, sortie scolaire…

Le PAI semble, à ce stade, atteindre certaines limites et les parents se doivent eux-mêmes de redoubler d’efforts afin de ne pas priver leurs enfants de ces activités : Parent ou grands-parents accompagnateurs, rencontre préalable avec l’instituteur…

10% des participants à l’enquête ne confient pas leurs enfants lors des sorties scolaires les excluant, malgré eux, de leurs camarades.

 

Une trousse dite d’ « urgence »

 

Le livret « Anaphylaxie: L’état d »urgence de l’allergie » publié par l’AFPRAL mentionne que « La trousse d’urgence doit être rangée dans une armoire haute, hors de portée des enfants, dans la salle de classe de l’élève allergique. Il est impératif que le meuble ne soit pas fermé à clé, car en cas d’urgence, la chercher fait perdre des minutes précieuses ».

La réalité s’avère être bien différente. Les résultats de l’enquête révèlent que près de 30% des trousses sont stockées à l’infirmerie, 20% dans le bureau du directeur et 15% des participants ne sont pas informés de l’endroit de stockage. Le bureau du directeur et l’infirmerie étant fermés en leur absence, nombreuses sont les minutes perdues à chercher les clés lors d’une réaction allergique.

 

La communication est de plus en plus brouillée entre les différentes parties concernées. Les parents sont impliqués viscéralement alors que le personnel d’encadrement l’est administrativement. Les axes d’améliorations les plus récurrents reposent sur un manque de transmission d’information entre les temps scolaires et les temps périscolaires, un manque de formation pour l’ensemble du personnel d’encadrement et plus inquiétant encore  des consignes d’éviction qui ne sont pas respectées.

Comment comprendre une maladie si nous ne sommes pas concernés personnellement ? Voici tout l’enjeu que le Docteur Allerg’N souhaiterait relever avec son kit « École Santé » afin que les acteurs du PAI puissent sereinement s’occuper de nos enfants allergiques.

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